Dans un mois, l’Aïd El Fitr

Dans un mois, l’Aïd El Fitr
Dans un mois, l’Aïd El Fitr

Dans un mois nous sortirons de Ramadan. La pratique du jeûne est très variée en Afrique, entre les pays dont la population est (presque) entièrement musulmane, ceux où elle se mélange avec une population chrétienne ou animiste, et ceux, enfin, comme l’Afrique du Sud, où elle est minoritaire. C’est pourtant une période qui va être chargée d’actualités politiques. La vie ne s’arrête pas pendant Ramadan, et particulièrement en Egypte et en Tunisie, pour rester sur le continent africain. L’impact de Ramadan sur la vie politique est important, même si il ne peut pas être « synthétisé » facilement.

Si on fait rapidement le tour des conflits larvés ou en cours, on voit que Ramadan a souvent un aspect accélérateur, comme en Syrie. C’est sans doute la double conséquence, d’une part, d’une volonté d’en finir « avant » le mois de privation, et d’autre part d’un renouveau de la ferveur, donnant plus de force dans ce qui est perçu comme un djihad.

Le bras de fer discret, mais violent, qui a lieu en ce moment entre l’armée et le président en Egypte va obligatoirement être impacté par Ramadan. Il serait suicidaire pour l’armée de tenter d’imposer trop fortement sa volonté face à Mohamed Morsi, élu islamiste, pendant le mois de Ramadan, et celui ci va sans doute continuer à essayer d’en tirer le plus de profit. Celui dont on disait qu’il n’avait que très peu de marge de manoeuvre face à l’armée bénéficie d’un temps mort qu’il peut mettre à son profit.

D’une manière plus générale, l’arrivée de ce mois de Ramadan en plein été, dans des pays ayant un besoin impératif des revenus touristiques, est aussi une occasion de tester la souplesse des gouvernements islamistes au pouvoir dans (presque) toute l’Afrique du Nord, et leur capacité à tenir un discours qui peut friser la schizophrénie, pour à la fois asseoir une moralisation de la vie politique passant par le renouveau des valeurs religieuses, et en même temps laisser les marges de liberté nécessaires à la relance du tourisme.

Quoi qu’il en soit, une seule chose est certaine… dans un mois, ce sera la fin de Ramadan, qui se matérialise par l’Aïd El Fitr, trois jours de réjouissance, où on se refait, on mange en famille et entre amis.

Une jeune malienne montre son tatouage au henné pour la fête de la fin de Ramadan.
Photo sous licence CC BY NC ND de Joahanne Vieillieux

Alors, pour donner aux musulmans le courage de passer ce mois de jeûne dans la chaleur… nous les aidons à anticiper la venue de l’Aïd El Fitr, les trois jours de célébration de la fin de Ramadan avec cette photo d’une jeune malienne, qui s’est empressée de se parer, avec du henné et du vernis à ongle, pour faire la fête. Plus que trente jours !

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