L’anneau noir

L’anneau noir
L’anneau noir

Traditionnellement, et bien que le Comité Olympique refuse cette interprétation, on associe le deuxième des cinq anneaux, le noir, au continent africain. Au delà du symbolisme facile de la couleur, j’aime bien que ce soit l’anneau central, celui qu’on pourrait utiliser pour tenir tous les autres de façon symétrique et égale.

Je me permets de vous montrer cette photo de Finbarr O’Reilly, reporter à l’agence Reuters. Elle montre bien comment, même dans un cadre où on souhaite abolir toutes les distinctions de races, de religions, de croyances, et toutes les inégalités possibles, pour ne garder que « l’esprit de compétition », cela reste un voeux pieux, irréalisable en pratique.

Abdul Rashid Bangure à l'entraînement

Abdul Rashid Bangure (27) qui espère être un athlète olympique, saute à la corde durant un entraînement au stade national, dans la capitale de la Sierra Leone, Freetown, le 25 avril. (Finbarr O’Reilly/Reuters)

La légende précise ensuite que l’équipe nationale de boxe de Sierra Leone cherchait désespérément à trouver le financement nécessaire pour envoyer des athlètes à une compétition de qualification qui se passait au Maroc la semaine dernière, mais que l’absence de financement et de support gouvernemental obligerait la majeure partie de l’équipe à ne pas participer à cet événement.

L’essentiel n’est pas de participer.

L’essentiel est de pouvoir participer, tout simplement.

L’autre photo que je trouve significative dans cette série du Boston Big Picture montre de jeunes athlètes somaliens en train de s’entrainer, dans un « stade » à Mogadishio. Les bâtiments portent encore la trace des balles et témoignent de la violence des combats qui se sont déroulés pendant des années ici mêmes. La légende de la photo, faite par Mustafa Abdi, d’AFP / Getty Images, précise que les quatre athlètes, deux hommes et deux femmes, représentent une lueur d’espoir pour ce pays ravagé par la guere. Âgés de 18 à 20 ans, ils ont passé les six derniers mois dans un camp. Les deux jeunes femmes étaient obligées de s’entraîner en intérieur, car elles étaient menacées par des rebelles extrémistes Shebab.

Jeunes athlètes somaliens à l’entraînement à Mogadishio – Mustafa Abdi / AFP / Getty Images

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