WordPress et le Web au Cameroun

WordPress et le Web au Cameroun
WordPress et le Web au Cameroun

Parce que j’utilise WordPress pour ce blog, j’ai tout de suite tilté sur une information que j’ai vu passer dans mon admin : la tenue d’une semaine de formations et ateliers WordPress au Cameroun, par un consultant français, Olivier Gobet.

Cette intervention s’est faite dans le cadre d’un programme « Espace Numérique Francophone », qui semble être spécifique au Cameroun, et auquel participent :

  • l’université de Douala
  • L’agence Universitaire de la Francophonie
  • l’Institut Français du Cameroun

Un campus numérique, mais pas une université

Inauguré en Avril 2013, sous la présidence du Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, l’ENF se situe directement dans les locaux de l’Institut Français de Douala.

Son objectif est de :

  • permettre aux personnes qui recherchent un emploi de le faire sur internet
  • permettre à tous de bénéficier de formations à distance.

Sa particularité ? Cet espace de formation n’est pas « dans une université », et il cherche d’abord et avant tout à mettre en contact les étudiants et les professionnels, praticiens des technologies numériques.

Largement au delà de la « recherche Google », l’E.N.F. permet l’accès aux ressources universitaires en lignes, et les étudiants sont formés à la recherche sur les moteurs spécialisés. Il faut savoir que l’Institut Français de Douala dispose d’une très large médiathèque, avec plus de 12.000 supports…

Les formations au T.I.C. sont variées, et incluent des ateliers comme des formations permanentes. Certaines sont couronnées par un diplôme, d’autres sont simplement « professionnalisantes » ou « qualifiantes ».

C’est dans ce cadre qu’est intervenu Olivier Gobet.

Le blog de la formation au journalisme financier au Cameroun

Formation au journalisme financier au Cameroun, un blog sous WordPress.com

Cinq jours de sensibilisation à WordPress

Je vous invite à lire son article, que je ne vais pas paraphraser. Je vais plutôt en tirer l’essentiel …

La fracture numérique est d’abord dans les infrastructures

On a du mal à imaginer, en Europe, ou même dans des pays africains très connectés comme le Maroc ou l’Afrique du Sud, la galère quotidienne que peut-être l’utilisation d’internet quasiment partout ailleurs : très bas débit, coûts élevés, parfois même coupures électriques fréquentes, absence d’ADSL à un tarif raisonnable, zones non couvertes…. on se croit revenu aux temps des modems 28K.

Or, pour pouvoir utiliser internet, il faut d’abord pouvoir y accéder.

Au temps des modems 28k, tout le monde était logé à la même enseigne, les sites étaient légers, et rapides. Aujourd’hui tout le monde fait de « beaux sites », avec des images, des animations en flash, et les navigateurs modernes font tousser les vieux pentiums II et III qu’on trouve finissant leur carrière dans tous les cyber cafés africains.

La pratique d’Internet devient alors extrêmement difficile, et se résume généralement à du tchat, du MSN et quelques sites locaux, construits sous les mêmes contraintes.

On manque donc totalement les opportunités offertes par internet, autant en auto-formation qu’en échanges commerciaux (oui, on peut travailler partout dans le monde à partir d’internet… et d’une bonne connexion).

 Quelle utilisation de l’outil ?

Il est « normal » que la démonstration de l’outil ait enthousiasmé les (futurs) professionnels du Web. Néanmoins se pose la question de l’utilisation de l’outil. En effet, faute d’une infrastructure locale suffisante, la culture web locale est peu développée, et les clients potentiels sont rarissimes.

Que ce soit au Cameroun ou dans d’autres pays, la plupart des acteurs du web travaillent à très bas prix, en off-shoring pour des sociétés françaises, vendant de la rédaction ou de la réalisation de site web.

Séance informelle dans la formation au journalisme financier

Formation au journalisme financier, organisée par la DW Akademie et l’Association des Amis de l’Allemagne
Photo sous licence CC BY NC ND Verni22im – Charlotte Noblet

Un cas d’école ? La formation au journalisme financier

En cherchant sur Flickr des photos pour illustrer cet article – je ne suis jamais allé à Douala – je suis tombé sur ce que j’appellerais un « cas d’école », une formation au journalisme financier, organisée par des associations allemandes, et dont le blog final a été réalisé sur WordPress…. et les photos mises sur Flickr en licence CC, ce qui m’a permis de les trouver (au fait, Olivier, tu n’es sans doute pas l’auteur des photos sur lesquelles tu apparais, si tu me lis, ne penses-tu pas qu’il serait bien de créditer aussi le photographe, alors que tu les charges sur ton compte Flickr en « tous droits réservés », ce qui m’interdit le des utiliser ici ?)

Cette formation a donc été adossée à un blog, très simple, sur wordpress.com , qui utilise simplement un thème standard, mais qui permet l’essentiel : communiquer sur le contenu de la formation, insérer des vidéos résultant de cette formation…. et beaucoup d’informations suffisamment riches pour que j’ai envie d’entrer en contact avec les journalistes, et en reparler ici.

La ville de Douala

La ville de Douala
Photo sous licence CC BY Christine Vaufrey

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